La 1ère édition du Moga Festival à Essaouira remporte un franc succès

La première édition du Festival MOGA a eu lieu ce week-end à Essaouira et tout ce qu’on peut dire c’est que l’ancienne Mogador a pris un sacré coup de jeune ! En effet, la ville qui attire le Festival Gnaoua depuis près de 20 ans a accueilli les 14, 15 et 16 Octobre près de 4000 Festivaliers venus lui rendre hommage.

Festival MOGA Essaouira

André AZOULAY, président-fondateur de l’association Essaouira-Mogador et soutien de cette première édition du
festival MOGA, a pu voir l’impact qu’un tel festival pouvait avoir sur la ville dont il est originaire. Des ruelles de la
Médina jusqu’aux grands hôtels donnant sur la côte, tout le monde parlait de MOGA. Dans les restaurants de poissons bien connus de la ville, les festivaliers se reconnaissaient et se faisaient un signe de la main, montrant fièrement leurs bracelets comme pour confirmer qu’eux aussi y étaient.

Habitués des Festivals internationaux, PANDAEVENTS a encore une fois fait preuve d’une organisation hors pair. Recrutant tout le personnel dans la ville même d’Essaouira, notamment dans l’école hôtelière d’Essaouira, ce festival a vraiment permis un rayonnement de l’ancienne Mogador.

Après une soirée d’ouverture au TAROS, un des restaurants les plus branchés de la ville, jeudi 13 Octobre, le festival a ouvert ses portes Vendredi 14 Octobre au Centre Culturel Dar Souiri avec un spectacle de danse magique, ouvert à tous, et chorégraphié par Alexandre ROCCOLI. Sur une musique remixée par DAOX, un de Djs marocains les plus populaires qui est aussi co-organisateur du Festival, cette collaboration avec de jeunes danseurs Gnaouas recrutés entre Marrakech et Essaouira a donné vie à un spectacle très touchant reprenant les gestes presque mécaniques des métiers traditionnels souiris et rendant hommage à cette ville de la manière la plus douce qu’il soit.

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Parallèlement, dans la municipalité de Ida Ougourd, qui a beaucoup aidé le festival à s’installer, commençaient officiellement les hostilités. Dans un des plus grands riads de la région, le Riad TAKNIWINE, les festivaliers ont pu arriver et profiter d’une programmation musicale jamais vue au Maroc. Le riad était tellement grand qu’il était divisé en 3 scènes. La MAIN STAGE, la plus grande, en face d’un jardin énorme, la FOREST STAGE, plus intime, plus underground et la POOL STAGE, autour d’une piscine, laissant les aficionados profiter de la musique tout en se délectant d’un petit bain de minuit.

Durant ces 3 jours les festivaliers ont probablement très peu dormi car la journée aussi, on pouvait faire la fête. En effet, les après-midi de samedi et dimanche se sont tenues au Sofitel des Pool Parties incroyables, autour d’une piscine immense et donnant sur un jardin à perte de vue. Samedi, l’après-midi ALL DAY I DREAM s’est terminé sur un set inoubliable de Lee BURRIDGE sur un son techno maitrisé à la perfection et un coucher de soleil presque irréel. Même chose pour dimanche, avec une Sonja MOONEAR plus qu’en forme, souriante comme jamais et cloturant l’après-midi HALF BAKED sur un coucher de soleil encore plus impressionnant que la veille.

Crédit : Moga Festival / Facebook

Le Festival, centré autour des rencontres entres les musiques et cultures électroniques et l’héritage souiri a laissé les festivaliers jouir de fusions incroyables comme notamment le set entre dOP et MAALEM BOUSSOU qui a laissé le public en transe. Ce même public, dont 20% d’étrangers, a pu profiter d’une programmation musicale hors pair, dont 25 Djs nationaux, du jamais vu pour un festival au Maroc. Parallèlement, l’Institut Français, grand soutien du Festival, a proposé durant ces 3 jours de nombreuses masterclass et un workshop radio. C’est une autre approche de la culture électronique, un partage avec le public qui a beaucoup plu aux festivaliers

Plaisir des yeux et des oreilles, le festival MOGA n’a pas fini de faire parler de lui. Une première édition bien au-delà des attentes. Entre l’engouement des festivaliers et le rayonnement de la ville d’Essaouira, tout ce qu’on peut dire c’est A L’ANNEE PROCHAINE !

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